J'étais une journaliste et j'ai connu la gloire,
J'avais nourri les plus grands espoirs,
Mais dans cette ville, les histoires sont rares,
Même mon mari m'a dit adieu un soir,
Chaque nuit, la tournée des bars,
Pour écrire cet article qui fera croire,
Que j'ai toujours ma place,
Dans cet univers sans teint ni glace.
Spécialité, les histoires sordides et les faits divers,
Ce qui passionne les gens les soirées d'hiver,
Les crimes, les viols et la nuit, les pervers,
Je cherche la première page pour relancer mes affaires,
Je suis prête à tout pour décrire la terreur,
Je frappe à la porte, m'ouvre ma s½ur,
Quelques billets pour payer le loyer
J'avais retrouvé un travail, je pourrai remboursé
Ma dernière chance, mon patron ma confirmé,
Mais un meurtre, je dois absolument trouvé,
J'arrête de boire et me consacre à mon histoire,
J'appelle les morgues et mes informateurs notoires,
Une soirée classique mais une rencontre spéciale
Dans ce bar, un homme nommé Lulu, un régal,
Un verre, un dîner, une nuit inoubliable,
Une aventure, une rupture et je suis seule à table,
D'un restaurant de quartier en apparence calme,
Un patron quelconque, un endroit sans âme,
L'arrière-salle, une violente dispute et le drame,
_ Je voulais juste qu'il arrête de me tromper, dit-elle en larme,
_ Je vais aller le voir, restez-là, j'appelle les secours,,
je le voyais inanimé et vers le téléphone je cours,
_j'ai mon article Bob, il commencera ainsi,
une restauratrice étrangle son mari par jalousie.
Je vis soudain son corps bougé, je m'approchai,
Je reconnus alors Lulu , et le téléphone je reposai,
Sans meurtre, plus d'article et retour aux oubliettes,
Personne ne me voyait, je l'achevai d'un coup à la tête.
Maintenant, je vais écrire un roman sur ma double vie,
Expert en homicides et meurtrier, ça vous fait rire aussi,
Je commencerai dès qu'on m'enlèvera cette camisole,
Je pourrais enfin boire un dernier verre d'alcool.
Pour ma petite Jacqueline que j'apprécie du fond du coeur ainsi que Lulu*
Samia*